Certains motifs de dispute frisent le ridicule. Dans le cas de Jérôme Lebon, il s'agit simplement d'une inimitié tenace avec son coiffeur. Une attitude qui l'a quand même poussé à tenter d'incendier son salon de coiffure.
Tout commence vendredi soir dans un bar, à Saint-Louis. Lebon tient le comptoir depuis un moment lorsqu'il se rend compte de la présence d'une veille connaissance (le coiffeur) qu'il n'aime pas du tout, pour d'obscures raisons que l'alcool tend encore un peu plus à assombrir. Lebon se dirige vers l'homme et provoque une bousculade. Le coiffeur bat en retraite, tandis que le patron du bar expédie le fauteur de troubles sur le trottoir. Ce dernier retrouve son grand ami lorsqu'il s'apprête à prendre le volant de son véhicule. Une bagarre s'en suit, et les deux hommes seront séparés par des passants. Mais le mal semble véritablement animer Lebon, qui ne compte pas en rester là . Il rumine sa vengeance inassouvie, se rend dans une station-service où il remplit d'essence une bouteille de coca. Il asperge ensuite la devanture du salon de coiffure de sa victime avant d'y mettre le feu. Les policiers interviendront à temps pour empêcher que le salon ne parte en fumée. Les raisons de cette profonde aversion remontent en fait au 15 janvier dernier. Ce matin-là , Lebon sort de boîte, pas véritablement frais, et a la lumineuse idée de se faire couper les cheveux, histoire sans doute de garder la tête froide. Sauf qu'à 7 heures du matin, le salon de coiffure sur lequel il jette son dévolu n'est pas encore ouvert. C'est ce que tentera de lui signifier le coiffeur, en vain. Mécontent, Lebon le frappera suffisamment violemment pour que sa victime s'en tire avec six jours d'ITT. Hier, Jérôme Lebon, 25 ans, a été remis en liberté. Il devra s'expliquer prochainement devant le tribunal pour ces deux affaires.