Toute la journée d'hier, de multiples incendies de cannes et de broussailles ont mobilisé une bonne partie des casernes de sapeurs-pompiers. Des incendies de saison mais qui handicapent sérieusement les effectifs qui doivent poursuivre les interventions courantes.
Bras-Panon, Saint-André, Rivière-des-Pluies, Le Port, Sainte-Suzanne, Saint-Pierre, Sainte-Marie, Saint-Paul, Saint-Denis, Le Tampon... les flammes se sont payées un véritable tour de l'île, hier. Pas moins de onze feux de cannes et huit feux de broussailles ont été dénombrés sur la journée. Ça fait 31 ans que j'habite ici et tous les ans, il y a un feu de cannes, explique une habitante de Sainte-Marie, ça ne peut pas être accidentel . Chose certaine de l'avis de tous. On connaît la problématique des cultivateurs de cannes qui deviennent prioritaires à la balance lorsque leurs cannes ont brûlé. Mais quid des feux de broussailles ? Il y a forcément des pyromanes , confie un sapeur-pompier éreinté par sa journée. Soixante-dix hommes ont lutté contre les incendies hier. Mais pendant ce temps, les interventions courantes n'attendent pas. Le problème est là . Tous ces feux interviennent dans le même créneau horaire, et il y a plusieurs centres mobilisés. Nous faisons face mais les délais d'intervention deviennent plus longs , explique un pompier du Sdis. Sans compter que le vent d'est n'a pas arrangé les choses, ravivant les flammes du côté de Sainte-Marie au point que des habitations soient menacées. Et la saison n'est pas finie... Les gendarmes mènent l'enquête, mais sans douter de leur efficacité, il est peu probable qu'ils mettent la main sur tous les pyromanes.
F.S.