Scène d'horreur, hier matin, pour Jean-Bernard Payet. L'éleveur a retrouvé l'une de ses bêtes massacrée, la tête et la gorge marquées de profondes entailles. La limousine n'a malheureusement que très peu de chances de survivre.
?Franchement, quand je suis arrivé ce matin, j'aurais préféré retrouver ma bête morte.? Jean-Bernard Payet, 41 ans, est un éleveur dégoûté. Dégoûté par la cruauté dont ont fait preuve le ou les individus qui se sont acharnés sur Utelle, une vache de deux ans, de race limousine. De profondes entailles barrent la tête et le cou de l'animal. Des lambeaux de peau pendent, des viscère sortent de sa chair. Les barbares ont aussi tenté d'égorger la vache.
?Ce matin, le vétérinaire a posé quelques points de suture. Il lui a administré des calmants. Il nous a dit que la vache avait une chance sur mille de survivre. Demain (aujourd'hui), si elle continue à perdre autant de sang, on sera obligé de l'euthanasier.? Jean-Bernard Payet a les yeux dans le vague. ?C'est pas humain de faire des choses comme ça?, lâche-t-il, perdu.Hier matin, vers 6 h 30, l'éleveur se présente sur son exploitation, du côté de piton Hyacinthe. Il est habitué aux chapardages de ses cabris ou canards. Mais le spectacle de sa vache mutilée le laisse pantois.Hache, sabre, quel que soit l'instrument employé, les barbares ont en tout cas saigné la vache à blanc, lui enlevant d'importantes partie de peau.
Son ?sophage est entaillé en plusieurs endroits. La scène s'est déroulée dans la nuit. Et même si la vache a meuglé de toutes ses forces, les voisins immédiats sont bien trop loin pour avoir entendu quoi que ce soit. Les agresseurs savaient certainement qu'à cet endroit-là, ils ne risquaient pas d'attirer l'attention.
Toute personne susceptible de détenir des informations sur ces actes de cruauté peut prendre contact avec la brigade de gendarmerie de la Plaine-des-Cafres au 02.62.27.51.53.
Pierrick Chatel