Le Clipper Lancaster maintenu en quarantaine
Les autorités préfectorales ont décidé de prolonger jusqu'à au moins jeudi la quarantaine du Clipper Lancaster, qui mouille toujours à 1,8 mille nautiques au large de la baie de Saint-Paul depuis la fin de semaine dernière.
L'ensemble des résultats des analyses biologiques effectuées sur des prélèvements obtenus auprès des marins de ce cargo n'étant toujours pas connus, la préfecture ne préfère prendre aucun risque et maintient le navire au large, ainsi que l'interdiction de s'en approcher dans un rayon de moins de 300 m (nos éditions de vendredi et samedi). Une bonne nouvelle toutefois à signaler : l'état de santé du marin malade semble s'améliorer, même si les médecins restent prudents quand à l'évolution possible de cette maladie non identifiée. Mercredi, ce cargo transportant du bois vers la Chine et battant pavillon des Bahamas s'était détourné vers la Réunion, à la suite du décès d'un de ses marins, tombé brusquement malade, et tandis qu'un second commençait à présenter des symptômes similaires. L'équipe médicale du SAMU et du SDIS venue à la rencontre de l'équipage composé de marins roumains et indiens n'avait pu tirer aucune conclusion définitive sur les raisons de ce décès et de cette maladie brutale, contraignant les autorités à prononcer la mise en quarantaine du navire, placé sous la surveillance des gendarmes nautiques et leur bâtiment, le Saint-Alexis. Ni le palu, ni la fièvre de Marburg, hypothèse la plus inquiétante, n'ont pu être complètement écartés des pathologies à l'origine de ce mal. Des échantillons de sang, prélevés auprès du marin malade et du reste de l'équipage ont été envoyés pour analyse auprès de laboratoires réunionnais, ainsi que vers un laboratoire métropolitain spécialisé dans les virus hautement pathogènes. Les résultats devraient être connus dans les jours qui viennent.
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Il s'écrase au sol en parapente : indemne !
Certains auraient pu ne pas réchapper d'une pareille situation. Lui s'en sort indemne. Ce Saint-Pierrois après une chute de 500 m en vrille avec son parapente dans la ravine des Colimaçons, s'est relevé au milieu de la verdure et des rocheux comme si de rien n'était, sans la moindre fracture ou égratignure ! Le sportif s'était élancé vers 14 h depuis les hauteurs de Saint-Leu. Les courants aériens auraient alors contrecarré l'évolution du parapente qui se serait replié sur lui-même. Alerté par des personnes qui s'apprêtaient également à prendre leur envol, les gendarmes de haute montagne sont intervenus pour finalement constater quelques douleurs bénignes. Une chance incroyable.
18 ans et déjà condamné six fois
La petite délinquance a encore frappé. Jeudi dernier à 21 h 50, rue Stanislas-Gimart, à Sainte-Clotilde, Sébastien Hoareau brise les vitres de plusieurs véhicules à coups de galet, dans l'espoir d'y dérober des biens précieux.Manque de chance, la première voiture est totalement vide puisqu'elle provient d'un garage. Elle était destinée à la vente. Comme maigre consolation, il trouvera dans le second véhicule un chargeur de CD qu'il confiera dans la foulée à son tonton qui réside dans le quartier. Le propriétaire des deux voitures assiste à la scène et appelle aussitôt la police.
Risque de récidive
A peine vingt minutes plus tard, le jeune homme est interpellé. De l'amateurisme dans toute sa splendeur. Derrière ces voitures, ces maisons, il y a des propriétaires qui perdent une partie de leur bien, c'est ça la réalité, Monsieur , lui fait remarquer Brigitte Lagière, la présidente du tribunal. Présent au tribunal, le propriétaire des véhicules réclame 600 euros de dommages et intérêts. Pourtant, Sébastien Hoareau n'a rien d'un débutant puisque à tout juste 18 ans il cumule déjà six condamnations pour des faits similaires. Bien connu du tribunal pour enfants, il n'a pas tardé à mettre en évidence son savoir-faire auprès du tribunal correctionnel. Mais à chaque fois il se fait prendre. Sébastien Hoareau comparaissait hier selon la procédure de comparution immédiate pour tentative de vol avec destruction ou dégradation. Et venait de sortir de prison en novembre 2004. Il ne semble pas avoir compris le sens des précédentes condamnations, commente Jean-Robert Dobanton, le procureur de la République. Le tribunal lui a donné des chances, chances qu'il n'a pas pu saisir. Le risque de réitération étant important, je requiers six mois d'emprisonnement . Me Rajabaly, avocat de la défense, demande l'indulgence du tribunal devant le jeune âge de son client, qui par ailleurs entamait une formation dans le domaine de la peinture. Conformément à la réquisition du procureur de la République, Sébastien Hoareau écope de six mois de prison et retourne à la maison d'arrêt de Saint-Denis.
B.L
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